htoL#NiQ : The Firefly Diary (2015) - Jeu vidéo
htoL#NiQ : The Firefly Diary (2015)  - Jeu vidéo

Jeu vidéo de Nippon Ichi Software PS Vita et PC Aventure, plateforme et réflexion février 2015

Jeu mêlant le puzzle-game à la plate-forme, htoL#NiQ raconte l'histoire de Mion, enfant amnésique et cornue, qui se réveille un matin dans un monde ravagé. A l'aide des deux esprits Lumen et Umbra, le joueur doit aider Mion à s'enfuir de ces lieux dangereux.

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Jeux htoL#NiQ : The Firefly Diary (2015) torrent



Le nom de NIS vous est peut-être familier pour une licence de T-RPG que beaucoup de joueurs connaissent sans jamais y avoir joué, Disgaea. Eh bien évacuons tout de suite les comparaisons impertinentes : htoL#NiQ (prononcez Hotaru no Nikki, merci à Lyhanna et Exelen pour l'information) n'a rien à voir avec ces jeux de niche burlesques. En fait, une comparaison plus adéquate serait : passez au mixer Brothers : A Tale of Two Sons, Dark Souls, Ghost Trick et The Legend of Zelda : Phantom Hourglass, relevez d'une touche de sucre candy, versez dans un moule post-apocalyptique et saupoudrez de quelques miettes de Silent Hill bien amères. Laissez le tout reposer dans les méandres du PS Store et le froid mordant d'une communication proche du néant et vous avez htoL#NiQ.

L'aventure est celle de Mion, mignonne cornue amnésique qui s'éveille un matin dans un monde en bien piteux état. Guidée par deux esprits (la lumineuse Lumen et l'ombrageuse Umbra) elle part en quête d'une issue mais aussi, et surtout, de survie. Sur son chemin, il lui faudra aussi retrouver son passé.

L'histoire mise sur un double parti pris. D'une part, il n'y a aucun dialogue, tout se fait en images, situations et smileys. D'autre part, il vous faut la reconstituer en récupérant des souvenirs disséminés à travers les chapitres. La seule chose que j'ai à en dire sans spoiler, c'est que le rating 17 japonais ne tombe pas du ciel. Oui, htoL#NiQ est violent et pas dénué de passages qui ne font pas plaisir à voir, sauf si vous êtes un psychopathe.

Le jeu se joue avec les deux écrans de la Vita dans un mélange plate-forme et énigmes de dextérité, sans aucun usage des autres boutons ou joysticks (excepté le bouton Start). Ne me demandez pas quels sont les contrôles de la version Steam. L'écran avant contrôle Lumen, la fée de lumière. Vous la faites se diriger vers un point et elle s'y rend. Partout où va Lumen, Mion se ramène. Elle interagit parfois avec des éléments comme des caisses à pousser. L'écran arrière contrôle Umbra, la fée de l'ombre. Elle ne peut passer que par les ombres projetées, mais elle peut activer certains mécanismes à distance. La combinaison des deux esprits permet de libérer un chemin pour Mion pour poursuivre l'aventure sur ses quatre chapitres, cinq si vous chopez tous les souvenirs, mais... bon courage.

Quoique, du courage, il vous en faudra dans tous les cas, car... htoL#NiQ est DUR. Passé l'intro assez gentille, les Game Over tombent à chaque énigme, puis par dizaines au dernier chapitre. Le jeu regorge de passages vraiment sadiques comme un "labyrinthe encadré du Dr Maboul" ou encore des juxtapositions vicieuses de mécaniques du jeu, sans oublier de compter sur votre pression pour vous empêcher de saisir la solution à votre problème. Il vous faudra plus que deux heures pour atteindre le quatrième chapitre et son boss pété comme pas possible, mais il est difficile d'accuser le jeu ou la console de tricher ! Les hitboxes sont bien codées et les épreuves sont conçues pour être réalisable. Elles sont parfois tendues ou crispantes, parfois à cause de légers soucis comme la robe et les cornes de Mion qui gênent la sortie d'Umbra, mais réalisables. En fait, la seule chose qu'on blâmera forcément, c'est que Dieu n'ait pas anticipé l'évolution du plaisir digital tel qu'on le conçoit aujourd'hui, et qu'Il ne nous ait pas donné des doigts transparents. C'est à ça qu'on reconnaît un Dieu, Ils croient toujours que tout ira toujours comme en Leur temps, Ils sont fermés à l'évolution et au changement. Tous des vieux cons ces Dieux.

Sur le plan visuel, htoL#NiQ est doté d'une esthétique particulière qu'on aimera ou qu'on détestera, dans le style "post-apo sucré" avec une vision des cheveux très typée. Le côté technique gère de son mieux les ombres portées selon la position de Lumen, mais un zoom plus facile à cadrer aurait été appréciable : il est facile d'éloigner la caméra, très difficile de la remettre à sa place. La bande-son, quant à elle, fait de son mieux pour rendre l'atmosphère des lieux à travers des sons sifflants et crispants, et l'état d'esprit de notre amnésique héroïne qui déchire de temps à autres le voile de ses souvenirs dans des tons plus légers et chaleureux. Mais le fait est que certaines pistes très courtes pour des sessions de jeu très longues présentent le syndrome Prof Layton : au bout d'un temps, c'est impossible de ne pas en venir à couper le son tellement on veut pouvoir se concentrer sur ce qu'on fait.

Le jeu coûte 15€ sur le PSN et n'est pas prompt à la promotion ; il est offert avec Yomawari, sa suite spirituelle. Dit comme ça, ça peut sembler cher pour un petit platformer qui a des atours de "jeu indépendant qui s'assume pas". Mais outre la résistance qu'il vous opposera et la satisfaction qu'apporte alors la réussite (sans même parler de la True Ending nécessitant tous les souvenirs) il recèle pas mal de trophées cachés qui réjouiront les amateurs de platine et autres speed-runners, mais qui vous vaudront sans doute quelques coups de boule à un mur. D'un seul coup, la rentabilité du jeu s'en voit revue à la hausse.

J'espère que ces quelques lignes sauront convaincre les possesseurs de Vita de laisser sa chance à ce jeu méconnu qui mérite qu'on parle davantage de lui !

Voir aussi :