Crying Out Love, in the Center of the World - Drama (2004)
Crying Out Love, in the Center of the World - Drama (2004)

Drama de Yukihiko Tsutsumi, Yasuharu Ishii et Yuichiro Hirakawa Drame 1 saison (terminée) Tokyo Broadcasting System 55 min 2 juillet 2004

Qu'advient-il de l'amour quand l'être aimé disparaît ? Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville provinciale du Japon. Leur relation évolue de l'amitié à l'amour lorsqu'ils se retrouvent ensemble au lycée. En classe de première, Aki tombe malade. Atteinte de leucémie, elle sera emportée en quelques semaines. Sakutaro se souvient de leur premier baiser, de leurs rendez-vous amoureux, du pèlerinage en Australie entrepris en sa mémoire. Quel sens donner à sa souffrance ? Comment pourrait-il aimer à nouveau ?

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Serie Crying Out Love, in the Center of the World torrent



Les romantiques en avaient rêvé, TBS l’a fait. A ceux qui étaient tombés en arrêt devant le film éponyme de Yukisada Isao, première adaptation sur pellicule du roman de Katayama Kyôichi, sa mélancolie toute pleine, son ascétisme déchirant, Sekai no chuushin de, ai wo sakebu (littéralement : hurler son amour au centre de la terre), version télé longue de onze épisodes de 45 minutes, l’envoie au tapis, sur quasiment tous les plans. Remettant les compteurs à zéro dans le champ de l’amour pur, absolu et dévorant – thème pourtant bazardé non-stop par la fiction japonaise ; déchirant le cadre et le cœur du spectateur dans toute sa longueur, donnant ses lettres de noblesses au feuilleton nippon des années 2000, le drama de Tsutsumi Yukihiko flirte avec les chefs d’œuvre de la fiction TV, du petit haut de sa lucarne hertzienne, et laisse l’âme romantique K-O. pour un bon bout de temps.

Toute de qualité que fût la version cinéma de Sekachuu (contraction du titre, comme les japonais aiment le faire), elle ne pouvait résister à ce qui allait la précipiter dans les tréfonds de l’anonymat. Replaçons le contexte : nous sommes en 2004, au Japon. Le Japon, ce n’est pas la France. On sait depuis longtemps que les artisans du cinéma et les artisans de la télévision s’y croisent, entrecroisent, bossent ensemble, et sont même assez souvent les mêmes personnes ; ce qui fait la qualité de sa production. Comparer le film de Yukisada au drama de Tsutsumi ne revient donc pas à comparer le Cercle Rouge et Julie Lescaut. Le seul défaut, apparemment inéluctable, du feuilleton télé, c’est son image : ici, nul cinémascope ni montage/photographie à cachet "artistique". Pas que ce soit laid, au contraire, la photographie de Sekachuu est de grande qualité. Simplement, ça ne boxe simplement pas dans la même catégorie. Ce gros détail passé, plus rien ne distingue la télévision du cinéma, mise à part la durée, qui dans le cas présent joue largement en la faveur de ce dernier.

Oui. Pas que court, ce soit mauvais, hein. On peut arriver à faire passer toute la misère du monde en une photographie, et Yukisada avait largement le temps de ressusciter l’infinie et inénarrable tristesse du roman en deux heures de film. Il y était parvenu... à moitié : sans trop de casse, mais sans éclat non plus. Si les 8h30 du drama balayent d’un revers la "raison du plus court", les raisons de sa supériorité sont à chercher dans l’inégale compétence de leurs réalisateurs plutôt que dans leur différence de durée. Passé ce constat, il n'y a plus qu'à en dire davantage de bien.

Le bien, c’est facile, on est tous plutôt bons à ça. Parce que chacun de nous aime faire appel, consciemment ou pas, à la part de beauté originelle qu’il pense avoir en lui. Après, pas sûr qu’il écoute sa petite voix, hein, d’où une réaction en chaîne vieille comme le monde, brimades au lycée, cassage de gueule entre supporters de football dans les bars, guerre au Moyen-orient, tout est lié. Pleurer ! C’est certes très répandu comme pratique, mais pas forcément partagé. Allez comprendre ce qu’il y a d’émouvant dans Titanic. Les sceptiques et plus durs à cuire d’entre vous vont demander de quoi ce foutu feuilleton peut bien parler, pour voir ce qu'il a de si émotionnant. On leur répondra alors ça : Sekachuu, c’est l’histoire d’un lycéen, Sakutarô, et d’une lycéenne, Aki, tous deux jeunes beaux et innocents, qui vont découvrir l’amour (pur, soit "jun ai" en japonais) ensemble, jusqu’à ce qu’elle tombe malade et lui assiste à la lente agonie de celle qu’il aime, puis à sa mort, en vrai, histoire de ne pas s’en remettre, jamais, surtout pas, hop. C’est tout vu, répondront-ils, certains de ne pas tomber dans le panneau du cliché à la Love Story et de l'imagerie pastorale (oui, parce qu'en plus, ça se passe dans un paisible petit village évoquant la paix, et la félicité, etc.), ou de la pureté juvénile (soit l’unique vrai objet de regret des hommes ?). Facile de faire pleurer en tuant sur plusieurs épisodes une jolie et jeune hamster en laquelle nombre d'entre nous aimeraient distinguer les contours du souvenir de leur premier amour, fût-il désastreux. Cela "nous" met pas mal à contribution. L'esprit est toujours enclin à amplifier ce qu'il devine...

La suite de cette critique-fleuve à lire sur Orient-Extrême.net.